REVUE DE PRESSE du 21 janvier 2016

(Photo la Dépêche du midi Roger Garcia)

(Photo la Dépêche du midi Roger Garcia)

Article la dépêche du Midi

L’insécurité au cœur du débat

C’est rue André-Le-Nôtre, dans un foyer de l’Âge d’or plein à craquer, que le maire de Carcassonne Gérard Larrat poursuivait, mardi, son «tour de ville» à la rencontre de la population. Et comme à l’accoutumée, hormis Yazid Laredj, l’adjoint à la sécurité, tout jeune papa et par conséquent volontiers excusé, il s’était déplacé avec la grosse artillerie, des élus de haut rang, Isabelle Chésa, Arnaud Albarel, Lucien Flamant, Placide Arias, les directeurs généraux des services MM. Dreyer et Virot, et enfin le chef de la police municipale, Xavier Lagassé.

Les habitants des quartiers Saint- Jacques-Le Viguier ont donc fait part de leurs petites tracasseries qui peuvent s’avérer, ô combien ! pénibles quotidiennement, surtout lorsqu’elles les touchent de près. Durant plus d’une heure, c’est une litanie de préoccupations, pour la plupart communes à tous les quartiers, qui a été récitée : bruit, trottoirs défoncés, vitesse excessive, déjections canines, nettoyage des rues, absences de bancs, d’abribus et bien sûr incivilités (caillassages), mais aussi insécurité.

Sur ce dernier point, Gérard Larrat se lançait dans une diatribe : «La sécurité relève un peu de la ville, mais beaucoup de la police nationale. La ville a augmenté les effectifs de sa police municipale, elle les a armés, actuellement nous sommes à 33 agents et nous créons une brigade de nuit qui a été recrutée. Le problème de la délinquance est d’autant plus sérieux que jeudi nous installons le conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance avec le préfet, le procureur de la République et le directeur départemental des polices urbaines. Nous avons fait réaliser une étude qui détermine que les cambriolages ont augmenté de plus de 27 %. Nous avons mis des caméras de vidéosurveillance. Mais entendons-nous bien, la sécurité, c’est l’État, la justice c’est l’État, la commune n’a pas à se substituer à l’État dans la justice et la police. Enfin, les policiers municipaux font de la prévention et ne sont pas des officiers de police judiciaire. Le problème c’est qu’il va falloir que la police et la justice assurent. Arrêter, amener au palais de justice, sortir dans l’heure qui suit et être convoqué au tribunal six mois plus tard, ce n’est pas sérieux !».

A chaque problème évoqué, une solution était recherchée comme le prêt d’une salle de prières pour les musulmans pratiquants pendant des travaux dans des locaux d’Alogéa utilisés jusqu’alors à cet effet.

Pierre Cathala

Articles de l’Indépendant Midi Libre

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