REVUE DE PRESSE DU 5 AU 11 NOVEMBRE 2016

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Épuisement et grogne chez les infirmiers grévistes

infirmières

Hier, les hospitaliers s’étaient donnés rendez dans l’amphithéâtre de l’hôpital de Carcassonne pour protester contre les dispositions de la loi Touraine.

Une statistique vient de sortir, brandie par Gilles Gadier de F.O Santé hier dans l’amphithéâtre de l’hôpital : il y aurait plus d’accidents du travail dans les Ehpad que dans le BTP. En cause, depuis tant d’années, la réduction des effectifs, le «manque de considération», les réévaluations salariales en peine depuis 2005, pour les étudiants en soins infirmiers, le «moins un euro de l’heure pour un travail qui s’assimile à du remplacement». Il y en avait des griefs lors de cette réunion à l’initiative de F.O, mais dans laquelle on trouvait pêle-mêle infirmières bloc opératoire diplômées d’État CGT, infirmières anesthésistes non syndiquées, infirmiers spécialisés, «qui après 3 ans d’étude, 18 mois de spécialisation, l’obligation de suivre des formations, se retrouvent avec 2 500 € bruts, après 30 ans de présence le jour, la nuit, fériés ou pas». Une anesthésiste exprime son malaise : «on est passé de 16 à 11,5 anesthésistes ici, avec plus d’opérations, 8 gardes de 24 heures par mois, 200 heures de travail par mois… sans reconnaissance Master pour les anciens, sans réévaluation salariale… je ne sais pas combien de temps ça peut durer, il faut que ça cesse». Elle termine par un poignant : «J’ai 34 ans et un patch antidouleur dans le dos.» Il y a bien les heures sup, mais «primes et heures sup ne nous paient pas notre retraite». Les élèves en soins infirmiers demandent une réévaluation des bourses, qui stagnent depuis 2005, des rémunérations de stage plus dignes : «Soigne et tais-toi non merci». Des salariés de l’USSAP, de l’Afdaim sont dans la salle et acquiescent. Mais «il faut que la mobilisation soit au rendez-vous» rappelle Gilles Gadier inquiet de voir des collègues «rentrer chez eux après le boulot» en cette journée de mobilisation nationale des personnels infirmiers. Au micro il décline la litanie des réformes, loi Hôpital Santé Territoire, Touraine pour les regroupements hospitaliers, rapport Laurent préconisant une obligation annuelle de 1 607 heures…. «autant de déconstructions du système hospitalier public». La mobilisation défaillante est aussi la raison de l’absence de F.O à Rives d’Ode (voir ci-dessous) : «le pacte de responsabilité c’est 60 M€ en moins pour les Ehpad, la CFDT et l’UNSA étaient d’accord avec ça !». Et d’annoncer une éventuelle reconduction de la grève et d’autres mobilisations : «car avant fin 2017, 22 000 postes doivent disparaître, dont 50 chez nous». Ce qui ne résoudra pas le sentiment d’épuisement, palpable.

Le chiffre : 22

mille > Postes. Sont appelés à disparaître avant fin 2017 dans les professions de santé rapellent ces agents hospitaliers, «dont 50 chez nous».

La phrase

« On est passé de 16 à 11,5 anesthésistes avec plus d’opérations, 8 gardes de 24 heures par mois, 200heures de travail par mois… sans reconnaissance. »

Une anesthésiste

X.C. (L’Indépendant)

Les policiers sont descendus dans la rue

Nouvelle mobilisation des policiers hier partout en France, et à Carcassonne au portail des Jacobins, devant le commissariat à 21 h 30. Ils étaient environ une soixantaine, policiers, retraités ou simple soutien, malgré le froid et la pluie, à s’être rassemblés en silence, sans prise de paroles ni slogan, pour continuer à «alerter l’État et exprimer un ras-le-bol après des années à entendre des promesses, sans jamais rien obtenir», disait hier cet ancien policier, retraité après 36 ans de service et venu pour soutenir ses anciens collègues. Une manifestation organisée au niveau nationale, mais une fois de plus sans représentation syndicale. «Il faut des états généraux de la police et vite, parce qu’on va droit dans le mur», entendait-on encore hier. Même les récentes promesses d’une enveloppe de 250 M€ pour la police faites par le gouvernement ne semblent pas calmer la colère des policiers. «C’est insuffisant. On a perdu 12 000 personnes. Il faudrait déjà recruter 15 000 policiers supplémentaires, du matériel etc. Et ce que l’on réclame depuis déjà longtemps, la révision de la légitime défense, la fin des gardes statiques. Il faut repenser le système».

R.B (L’Independant)

 

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